D'UNE POMME A L'AUTRE

Où l'on vous raconte notre migration familiale depuis la Normandie jusqu'à New York, nos découvertes, notre routine, notre vie.

13.03.10

Expat'

Je m'excuse par avance pour la mauvaise organisation de mes pensées du jour, mais ça bouillonne un peu trop. Ce billet me taraude depuis plusieurs semaines, j'imagine que ça va vous paraître bizarre qu'on puisse consacrer du temps-de-cerveau-disponible  à cela, mais en fait plus ça va plus je me rends compte que je n'aime pas ce mot d' "expat".

Premièrement je n'aime pas ce mot parce que c'est un de ces raccourcis qui se veulent un peu plus cool, que moi je ressens toujours avec une connotation de snobinardisme, bon enfin ce n'est que mon avis ...  mais "expatrié" en entier c'est quand même pas la mer à boire. Bon bref, le problème n'est pas là ... En fait, je trouve que ce mot décrit très mal une situation.. c'est une sorte d'étiquette que l'on se voit apposée sur le front, qui vient avec sa cohorte d'idées reçues par nos concitoyens non-expatriés (soit 99% d'entre eux j'imagine, ah non, je viens de faire le calcul, en 2006 il y avait 1.4 millions de français expatriés sur 65 millions, à la louche ... ce qui donne 2.15% donc seulement 97.85% de non expatriés) dès qu'on commence à parler d'un déménagement à l'étranger. Au rayon des idées reçues ou préconçues, surtout quand il s'agit de partir aux USA, les expatriés seraient tous riches, forcément habillés en Cyrillus/Bonpoint, ou Chanel/Hermès/YSL/Louis Vuitton selon l'âge, serre-tête pour madame et col de polo relevé sur la nuque pour monsieur, écoles privées avec uniformes, réunions très comme il faut régulièrement entres gens bien comme il faut, socialisation sur les bancs d'églises ou de synagogue, apéritifs chez l'ambassadeur (si seulement au moins il y a avait des chocolats..), ils n'auraient qu'à claquer des doigts pour que leur domesticité les aide, ...  Bref, un halo de fantasmes pas vraiment clairs, et encore moins justifiés, souvent en plus confortés par des reportages dans les médias métropolitains tellement cliché, du genre mon-enfant-a-3-ans-parle-4-langues,-sait-écrire,-joue-du-piano-comme-Mozartjoue-du-piano-comme-Mozart,-et-sa-sortie-préférée-c'est-l'aile-Renaissance-du-Met, qu'on vous sert lors du n-ième reportage sur l'admission des petits chérubins dans les maternelles privées NYkaises ou Londonniennes. Alors j'imagine bien que la plupart d'entre vous ne pensent pas ça, enfin, pas à ce point là tout au moins, mais je pense que vous êtes également très loin d'imaginer à quel point ça peut être difficile parfois.

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même le beurre s'y met pour me compliquer la vie!

Commençons par le début, zappons quand même l'étape visa, trop compliquée a résumer, passons directement à s'installer dans un pays au système bancaire totalement différent qui fait que, par exemple vous ne pouvez être payé que par chèque au début, OK ... beaucoup moins drôle quand on se rend compte que les premiers chèques ne pourront pas être crédités sur votre compte pendant les deux mois suivant l'ouverture de celui-ci, qu'évidemment vous ne pouviez pas ouvrir avant d'être sur place vu que pas de visa ni d'adresse. Ensuite comme vous n'avez pas de credit history (sorte de relevé de vos bons ou mauvais comportements en tant qu'usager des banques ou organismes de crédits qui vous donne une note) quand vous voulez enfin signer un bail de l'appartement -même pas de rêve- que vous avez enfin réussi à dégoter dans tomber dans tous les pièges, oh surprise, on vous demande d'allonger royalement et sans sourciller les 3 voire 6 premiers mois de loyer du dit appartement. Et évidemment votre paie n'est pas arrivée miraculeusement pendant ce temps là. Et évidemment votre interlocutrice de votre banque française a non seulement un petit pois dans la tête, doublée de deux bras gauches et d'un poil dans la main.. je sais bien qu'on a l'immense privilège d'avoir un cas, et qu'il ne faudrait en rien généraliser.. n'empêche ça aide vraiment pas dans ce genre de moments.

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Ensuite l'école, une fois que vous avez enfin réussi à comprendre ce que vous cherchez exactement pour votre enfant, le système étant différent, ben non.. c'est trop tard, à partir de Novembre on ne s'occupe que de la rentrée suivante, et ainsi de suite. Sans compter qu'au passage on vous demande encore et toujours de payer ... et pas des petites sommes, plutôt de l'ordre de quelques mois de loyer. Et là, vous vous dites, mais quelle idée de fous on a bien pu avoir de quitter un système scolaire quasi gratuit, ou même l'école privée la plus côtée de la région parait donnée... Puis avec l'entrée a l'école vient sa pile de paperasses dont un certificat médical... rebelotte, tout a reprendre a zéro les vaccinations recommandées voire obligatoires ne sont pas les mêmes, donc il faut discutailler, trancher, convaincre, réfléchir.. et bien évidemment.. payer! Parce que même avec une assurance dans ce pays, voire une très bonne assurance, les premiers rendez vous coûtent facilement de l'ordre de 300$, les médicaments ça peut varier de quelques dollars en co-pay (sorte de forfait) au coût réel du médicament si votre assurance n'a pas mis ce médicament là dans ses remboursements... en gros vous passez votre temps à vous demander qu'est ce qui va bien pouvoir vous tomber sur la tête. Enfin, ça c'est au début parce que petit à petit, on s'habitue, on comprend mieux le système et on commence a avoir un avis singulièrement différent de ce qu'on croyait sur la sécurité sociale par exemple ...  Bref, a mon avis pas besoin d'en rajouter.. vous avez compris ce que je veux dire, mieux vaut avoir les reins solides, et trouver de l'aide là ou elle se trouve, ce qui explique très certainement pourquoi les liens créés avec les compatriotes à l'étranger sont tellement plus rapides .. pas de temps à perdre! Alors on s'échange des téléphones de nounous, de médecins qui baragouinent un peu français (oui parce qu'un enfant figurez vous que ça aime pas des masses ne rien comprendre a ce que dit  ce monsieur en blanc avec une seringue a la main), ou trouver ce type de produits, les astuces pour arriver à récupérer un linge a peu près propre a la sortie de la machine a laver (explications plus poussées dans un billet à venir sans aucun doute), les adresses de comptables qui nous aident a faire nos déclarations d'impôts.... Ah ça fait rêver la vie d'expat' non? Et encore je ne vous ai pas parlé de la jungle dans laquelle se retrouve plongé celui qui ne travaille qu'avec des américains, qui doit donc du jour au lendemain parler anglais 10h par jour, arriver a concilier son besoin d'une vraie pause déjeuner avec le rythme totalement différent de l'entreprise, comprendre et intégrer les nouveaux codes relationnels, culturels. Je vous ai volontairement également épargné comment gèrer les relations avec la famille, les amis restés en France, entre rassurer, ne pas inquiéter, ou faire partager, et les moments ou l'on se devrait d'être auprès des siens comme une naissance par exemple, ou d'autres circonstances plus tristes ...

Pour moi le principal problème vient de là: ce mot d'expat nous décrit comme étant loin de la mère patrie et c'est tout, peu importe qu'on soit au Nigeria, à NY ou à Buenos Aires.. premier écueil. Deuxième écueil, il ne tient pas compte du pays d'origine, encore moins de quelle région (horreur, voilà les parisiens amalgamés avec le reste des français! je rigole mais pas tant que ça, tellement je déteste ce parisianisme de bon aloi). D'ailleurs, quand on me demande "Where are you from?" dans la rue, ce qui arrive plusieurs fois par semaine, j'ai énormément de mal à répondre spontanément, si je dois faire ou non le distinguo entre où j'ai grandi (Paris), ou je me suis établie adulte en France (Normandie), de quelles nationalités je suis (Franco Suisse), ou j'habite (New York)... et donc la plupart du temps j'adapte la réponse au contexte, présumant quelque part de la réponse que l'autre attend. Et quand je développe, j'ai des fois des grosses surprises, comme le cousin germain Népalais d'un chauffeur de taxi qui habitait au même endroit que notre tout premier appartement à Caen ou l les enfants de celui qui a rencontré sa femme lors du débarquement...

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Autre écueil, ce mot fige le statut que l'on a dans le temps, comme si le devenir de ceux partis en expatriation était gravé dans le marbre.. c'est quand même bien présomptueux de penser que les liens au pays d'origine seront tellement forts qu'on y reviendra une fois la période du contrat de départ écoulée, peu importe ce qui se passe pendant cette durée, en gros vous partez pour X années.. c'est le bagne ou le paradis peu importe, puisque vous avez signé, débrouillez vous... je me rends compte au bout de presque un an et demi qu'un nombre incroyable de familles étant parties pour une durée X contractuellement prévue se retrouvent soit à rentrer précipitamment ou au contraire se disent depuis déjà 10 ans, chaque année, qu'ils rentreront peut être.. un jour... S'il y a bien une chose qu'aucun expatrié n'a vraiment en main c'est cette durée là. Parce que celle ci dépend de vous et de vos performances en tant qu'employé ou même employeur, mais également de la vie de votre entreprise (rachats, fusions, faillites sont autant d'accélérateurs de mouvements d'expatriés) surtout quand votre type de visa comme aux USA dépend de vos compétences professionnelles par exemple, du contexte économique mondial (pas besoin de faire de dessins), ou encore plus prosaïquement des relations entre le pays d'accueil et la France, car quand les relations se tendent, cela se ressent aussi sur le nombre de visas délivrés ou la vitesse avec laquelle ce processus se fait. Je ne parle même pas du "petit détail" que constitue l'adaptation réussie ou non de votre famille au nouveau pays.

En parlant d'adaptation réussie ou non, je lisais une question à ce sujet sur le site Expat blog*. En gros, celle ci était "quelle est la différence pour vous entre immigration et expatriation?". Spontanément, j'aurai répondu que l'expatriation se veut temporaire contrairement à l'immigration qui se veut définitive a priori. Sauf que... j'ai cette impression que plus hypocritement, si vous voulez/devez aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs mais que vous venez d'un pays développé, ça s'appelle expatriation, si vous venez d'un pays pauvre, ça s'appelle de de l'immigration .. ce qui nie quelque part que l'immigrant puisse avoir envie de retourner dans sa terre natale pour ses vieux jours, vienne t'il du pays le plus pauvre de la planète ou bien l'expatrié puisse se sentir tellement mieux dans ce pays d'expatriation parfois très peu développé qu'il veuille y rester définitivement.

Enfin voilà, c'est sorti un peu en vrac, en malgré tout ça, à part le premier soir de notre arrivée à NY, il faudra que je vous raconte ça un jour, je n'ai jamais regretté une demi seconde ce choix que nous avons fait ... je serai curieuse de savoir si les autres expatriés qui passent par là ont ce même ressenti que moi... ou de savoir si vous en France c'est ce que vous imaginiez la vie d'expatrié ...

* Expat blog site qu'au passage je recommande plus que fortement  à tous ceux qui ont des projets d'expatriation ou juste comme mine d'informations sur les autres pays du monde, vus de l'intérieur

Posté par ClaraK à 04:17 AM - Commentaires [14] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Hello Clara,

    Excellent post qui fait echo à bon nombre de mes reflexions... Si tu le permets, je repondrais plus en détail dans un post sur mon blog sinon ce commentaire va etre gigantesque...

    J'ajouterais (tu l'as fait rapidement) les décès, chose dont je ne parle pas car c'est trop privé mais qui pour le moment est la chose qui nous as le plus cassé le moral...

    A+ et courage, c'est aussi dans toutes ces difficulté que ce trouve le plus grand bénéfice de cette experience, je pense que cela nous fait progresser en accéléré.

    Posté par LoicInSeattle, 13.03.10 à 06:34 PM
  • je rajouterai que c'est aussi pourquoi après un an bientôt passé ici, on se sent parfois plus proche ou du moins plus compris de personne comme toi qu'on ne connait pas que de nos copains restés en France

    Posté par celia, 13.03.10 à 06:39 PM
  • Ah .. je commençais a me demander si j'avais pas effrayé tout le monde... Loïc, j'attends avec intérêt ta vision des choses!

    Célia, c'est incroyable ce qu'internet a du changer dans la vie des expatriés je pense, en fait le blog c'est pour ça a l'origine que je l'avais fait, pour pas que le fossé se creuse mécaniquement, je dirai que ça aide mais ce n'est pas magique non plus

    Posté par Clara, 13.03.10 à 11:59 PM
  • Pour moi la différence entre expatriation et immigration était plutôt lié au fait ou non d'être envoyé par sa boîte dans un pays étranger (ce qui rejoint ta définition . De mon côté, c'est de l'immigration pure et dure puisque l'idée de rentrer en France ne me traverse jamais l'esprit. Mes enfants sont peut-être français de nationalité mais sont/seront élevés à l'anglaise (avec le respect peu-être en plus ). Nos racines à mon mari et à moi sont trés fortement liés au mouvement des peuples: mes enfants sont là car grand-mère, grands-parents et papa ont quittés l'Angleterre, la Pologne et l'Italie en quête souvent d'une vie meilleure.
    Moi j'ai préféré l'Angleterre à cause de mes racines donc je m'y sens plus chez moi qu'en France maintenant.
    Par contre, je ne suis pas trop d'accord avec ton paragraphe sous la statue de l'aigle: c'est à l'immigré ou l'expat de s'habituer à sa nouvel vie dans le pays inconnu et non l'inverse. C'est le plus dur oui mais sinon ce serait trop facile, non?

    Posté par carolette, 14.03.10 à 06:33 PM
  • @ Carole, concernant le paragraphe sous la statue de l'aigle, j'ai du probablement mal m'exprimer, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire, je pense évidemment a 100% que c'est a l'expatrié/immigré de s'adapter à tous points de vue, je voulais juste expliquer a quel point ça peut être compliqué a vivre de temps en temps et que probablement vu de l'exterieur ça semble bien plus rose, c'est pour les X fois ou j'ai lu "vous avez de la chance.. ", alors oui, on a de la chance, j'en suis consciente, mais il serait vraiment faux de penser que c'est facile, qu'il suffit de monter dans un avion et que tout est "servi sur un plateau. C'est beaucoup de "travail" au quotidien pour que tout le monde y trouve son équilibre.

    Posté par Clara, 14.03.10 à 06:45 PM
  • D'accord. Je comprends mieux maintenant. Ca me fais penser à mes collègues british qui me disent "Ah tes enfants, ils en ont de la chance d'être bilingues" J'ai envie de leur dire "Ben z'avez qu'à traverser la Manche et les vôtres aussi le seront" Oui c'est une chance mais ce sont des efforts aussi!

    Posté par carolette, 14.03.10 à 11:12 PM
  • C'est marrant car j'ai toujours tendance a dire tres vite qu'on n'est pas des expats pour justement ne pas etre catalogue comme des riches expats a la vie rose. Pourquoi aussi je n'aime pas utilise le mot 'expat' pour notre cas ? Parce qu'on n'a pas ete transfere par une boite francaise ici, parce qu'on n'a pas le beau package demenagement-logement-ecole-billets d'avion-retraite, parce qu'on a debarque il y a presque 3 ans avec 6 valises en tout et pour tout, parce que je n'habille pas mon fils en Cyrillus ou Bonpoint, parce que le retour en France sera aussi difficile (voir plus) que l'arrivee ici ...
    Mais quel nom nous donner alors ? Les impots nous appellent des "aliens". Ils n'ont peut-etre pas si tort

    Posté par Severine, 15.03.10 à 04:05 AM
  • Je ne m'etais pas vraiment pose la question de l'expat' en tant que mot. J'ai la chance d'etre dans un boulot ou 80% des gens ont vecu ou vont vivre cette experience de quelques annees a l'etranger. Donc on ne m'a jamais dit que c'etait facile! Bien au contraire! Mais dans mon cas (la recherche), c'est une experience quasi obligatoire.
    Il est vrai cependant que quand je dis que je suis francaise, j'essaie de rajouter assez rapidement que non, je ne roule pas sur l'or!
    Et comme Severine, je suis venue seule avec mes deux valises sans le package! Et le retour risque d'etre encore plus difficile avec un peu plus que deux valises.
    Ton analyse sur l'argent m'a enormement parle puisque des fois, j'ai l'impression d'etre une vache a lait! Que ce soit au niveau du logement (le pompom fut quand meme mon deuxieme appart entre le move in fee et move out fee plus les deposit pour utiliser l'ascenceur de service plus le fee pour candidater pour l'appartement...) ou de mon chat alors je n'ose pas y penser pour un enfant!
    Je me retrouve totalement dans tes explications. Surtout vis a vis des amis, naissances, deces,...
    C'est un choix que j'ai fait et je ne le regrette pas mais non! Ce n'est pas facile!!!

    Posté par La petite, 15.03.10 à 02:33 PM
  • Il n'y a a mon sens pas vraiment d'etiquette facile a coller sur le dos des "francais de l'etranger" qui finalement sont etrangers dans leur pays d'accueil comme ils deviennent au fur et a mesure etrangers a leur propre pays.

    Posté par Dolce, 15.03.10 à 03:41 PM
  • @ Severine et La petite, nous avons eu la chance de partir avec nos meubles .. mais pour le reste, on se débrouille aussi. C'est vrai que le package expatrié de certaines entreprises fait bien envie, en même temps, ce sont autant de frais qui finissent toujours repercutés sur les clients de ces mêmes entreprises...

    @ Dolce... très philosophe : ) je pense que tu as profondément raison.

    Posté par Clara, 16.03.10 à 02:01 AM
  • Bonjour, première visite ici après un commentaire chez dolce vita... un voyage se prépare et je glane de ci, de là... des adresses, des coins à visiter... et puis cela s'élargit et je découvre une nouvelle fois (déjà chez Nath in Phoenix que je lis depuis plusieurs mois), des univers, des réflexions et des démarches qui me sont bien étrangères et pour autant qui m'intéressent... dans ce post notamment bien des questions importantes ou plus anecdoctiques...

    Posté par M@ryline, 16.03.10 à 01:30 PM
  • Moi je me considère plus comme une immigrée qu'une expat....
    Notre départ n'a rien à voir avec un quelconque contrat....On a aucun avantage en nature....Pas de Cyrillus ici non plus....
    Car c'était notre choix d'aller voir à Maurice si l'herbe était plus verte....Pour le moment elle l'est ! Je ne me vois pas rentrer en France avant...longtemps !! D'être partie m'a ouvert d'autres horizons et si je devais quitter l'ile Maurice ce ne serait pas pour "rentrer" en France mais pour d'autres contrées.
    Pour autant j'aime mon pays et je m'imagine bien y rentrer pour mes vieux jours....quoique.....
    Cela ne fait que 6 mois mais pour le moment aucun regret bien au contraire !

    Posté par nanou, 16.03.10 à 06:24 PM
  • Expatriée et immigrante.
    Je considere avoir un blog d'expat', ben oui j'utilise le raccourci, par contre quand je pense a mon statut... Techniquement je suis immigrante, j'ai apres tout la carte verte. Je suis venu non pas via le travail mais pour mon mari qui est americain. Ce qui a je dois le dire sacrement facilite le processus. 1)Il connait le systeme americain (banques et autres) qui le reconnaissent aussi (je pense au credit history)et 2)soyons honette, le processus de visa/immigration est bien plus simple via le mariage.
    C'est vrai qu'en y reflechissant je n'aime pas vraiment le mot expatriee, on dirait que c'est "sans patrie" a l'entendre. Ce qu'on est un peu, mais on a aussi deux patries, deux terres d'acceuils... Et le cul entre deux chaises!

    C'est une situation complexe. Je n'ai aucun regret d'avoir suivi mon mari. Il avait deja un bon travail et ne parlait pas francais donc c'etait le choix le plus logique. Est-ce qu'on ira vivre un jour en France? Peut etre, on verra bien, pour le moment on est heureux ici.

    Posté par Cécy, 18.03.10 à 04:52 PM
  • je ne savais pas tout ça, j'imaginais des galères pour l'adaptation mais pas autant!
    tu en as vécu des choses..
    applause!

    Posté par sophie k, 03.04.10 à 05:22 AM

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